21 mai 2009

Vol. 08 - 1999 No. 26 (06 juillet 1999)


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CONTRE LES ATTEINTES À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Deux étudiants iraniens ont été tués et plus de 200 autres ont été arrêtés lors de récentes manifestations organisées pour protester en faveur de la liberté de la presse et contre la fermeture du quotidien "Salam", sur le campus Amirabad de l'Université de Téhéran. D'après une information reçue par Amnistie Internationale, "une manifestation d'étudiants à Téhéran a été attaquée le 8 juillet 1999 par des éléments armés du groupe d'autodéfense étudiant ‘Ansar-e Hezbollah' [les Adjoints des Hezbollah], qui s'opposent à l'évolution politique actuelle en Iran." Les forces de sécurité auraient participé à l'attaque. Le lendemain, la police a pris d'assaut une résidence d'étudiants où se déroulait une manifestation et tuait trois manifestants. Les manifestations se sont poursuivies pendant plusieurs jours, les étudiants exigeant la démission du chef de la police responsable des attaques dirigées contre les manifestations. Plus de 10 000 personnes sont descendues dans la rue le 13 juillet et ont été repoussées par la police qui a lancé des gaz lacrymogènes et procédé à de très nombreuses arrestations.

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LENTEUR DE LA CROISSANCE D'INTERNET

Un nouveau rapport publié par Human Rights Watch (HRW) souligne la croissance très lente d'Internet au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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UN PRODUCTEUR DE LA TÉLÉVISION EST EMPRISONNÉ;

Selon l'Association mondiale des journaux (AMJ), la liberté de la presse est un élément crucial du processus de paix dans les Balkans. De nombreux gouvernements et des organisations internationales comme l'AMJ condamnent la loi serbe sur la presse. "Le dépôt de la loi donne une assise légale à la campagne que mène à l'heure actuelle votre gouvernement en vue d'éliminer le journalisme indépendant et de faire taire toutes les voix discordantes", a écrit le président de l'AMJ, Bengt Braun, dans une lettre qu'il a fait parvenir récemment au Président de la Yougoslavie, Slobodan Milosevic. "En privant vos concitoyens d'informations vitales sur la situation au Kosovo, en rendant illégal le dialogue entre Serbes et en étouffant les communications entre les Serbes et la communauté internationale, la loi a contribué de manière importante au déclenchement des hostilités avec l'OTAN [...] La loi fait intervenir pour la première fois la responsabilité civile des particuliers qui commettent des délits d'expression, elle impose des amendes sans rapport avec les ‘crimes' commis et interdit toute liberté de contredire la propagande de l'État." Le fils du Président Milosevic. Marko, a reçu 15 000 $ en janvier après qu'un tribunal eut statué qu'un journal d'opposition de Belgrade lui avait "infligé des dommages moraux" en le ridiculisant.