21 mai 2009

Vol. 08 - 1999 No. 27 (20 juillet 1999)


Indonésie

SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

"Freedom" ("Liberté"). Tel est le nom de la nouvelle publication de "Media Alternative Asia" qui s'intéresse à la liberté de la presse. "Freedom" est publié en Indonésie en collaboration avec l'Alliance des journalistes indépendants (AJI). Le premier numéro du nouveau bulletin a paru en juin et présentait à la une un reportage sur les dangers que courent les journalistes au Pakistan. Parmi les autres régions abordées dans le premier numéro, notons le Sri Lanka, la Malaysia, les Îles Fidji, le Timor oriental et l'Indonésie. On remarque aussi une entrevue avec la directrice générale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Ann Cooper.

International

DÉVOILE LES NOMS DES LAURÉATS DES BOURSES HELLMAN/HAMMETT

Human Rights Watch (HRW) vient de dévoiler la liste des trente-deux boursiers Hellman/Hammett de cette année. Les bourses sont accordées chaque année à des écrivains qui ont été la cible de persécution politique. La majorité des écrivains viennent d'Afrique. On compte aussi cinq Iraniens et quatre Vietnamiens.

International

SPÉCIALISTE DES QUESTIONS MILITAIRES, EST LIBÉRÉ À L'OCCASION D'UNE AMNISTIE

Le journaliste russe Grégori Pasko, spécialiste des affaires militaires, a été trouvé coupable le 20 juillet de conduite répréhensible. Il a été condamné à trois ans de prison et remis en liberté dans le cadre d'une amnistie du Président Boris Eltsine. Pasko a été reconnu coupable d'avoir publié des reportages sur le déversement illégal de déchets nucléaires dans la mer du Japon par des navires de la flotte militaire russe du Pacifique. Pasko a été arrêté en 1997 après avoir publié son reportage fort controversé, et il est détenu depuis. Le procureur public soutient que Pasko a divulgué au radiodiffuseur national du Japon, NHK, le contenu de dix documents secrets et des séquences filmées sur vidéo. L'ensemble devait servir à un reportage sur les crimes de nature écologique perpétrés par l'armée russe. Le juge a déclaré cependant que le tribunal avait rejeté la première accusation, d'espionnage. "Les avocats [du prévenu] ont soutenu que les renseignements contenus dans les documents étaient déjà du domaine public et que l'enquête menée par le Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB), était partiale", déclare l'Association mondiale des journaux (AMJ). "Je ne faisais que mon métier de journaliste", a déclaré Pasko dans sa dernière intervention devant le tribunal militaire. "Ici, en Russie, quand le KGB prend une cause en main, il n'y a jamais d'acquittement [...] C'est mon tour maintenant, demain ce sera un autre qui ira en prison." D'après un rapport du Centre européen du journalisme (CEJ), publié le 20 juillet dans MediaNews, Pasko s'est dit victime d'un "régime stalinien".