21 mai 2009

Vol. 08 - 1999 No. 43 (09 novembre 1999)


International

POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EN AFRIQUE

"L'International Journalists Network (IJNet)", publication du "International Center for Journalists" (ICFJ), des États-Unis, rapporte que la chaîne de télévision Cable News Network (CNN) a annoncé la création du nouveau prix "Free Press-Africa" [prix de la Liberté de la presse en Afrique] dans une nouvelle catégorie de ses prix du Journaliste africain de l année. Commandité par le groupe "Freedom Forum", le prix de la Liberté de la presse en Afrique s'adresse aux journalistes professionnels stationnés en Afrique qui, dans le cadre de leur travail, abordent les questions touchant à la liberté d'expression. Les personnes qui proposent des candidats peuvent proposer jusqu'à trois noms dans chacune des catégories suivantes : télévision, radio, presse écrite et photographie. Les propositions doivent être rédigées en anglais. Le prix consiste en une somme d argent et du matériel informatique. Les noms des lauréats seront dévoilés à Johannesbourg en mars 2000.

Ukraine

EST ENTACHÉE PAR LES RESTRICTIONS À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Reporters sans frontières (RSF) et l'Association mondiale des journaux (AMJ) rapportent que le second tour de l'élection présidentielle en Ukraine, prévu pour le 14 novembre, est sérieusement menacé par les violations de la liberté de la presse commises par le gouvernement. Le Président Leonid Koutchma, qui a remporté le premier tour le 31 octobre, fait face au second tour à Petro Symonenko du Parti communiste. Au cours des deux derniers mois de la campagne électorale, RSF rapporte que 25 médias ont dû subir des manœuvres de harcèlement, que plusieurs journalistes ont reçu des menaces de mort et que de nombreux autres se sont vu refuser une accréditation. Les candidats de l'opposition n'ont eu qu'un accès extrêmement limité aux médias d'État, et la chaîne de télévision publique a soutenu ouvertement la candidature du Président Koutchma.

Nigéria

L'IIP RENCONTRE LE GOUVERNEMENT POUR DISCUTER DE LIBERTÉ DE PRESSE

Lors de rencontres avec le Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, et avec d'autres représentants du gouvernement qui se sont déroulées du 31 octobre au 2 novembre, l'Institut international de la presse (IIP) a accueilli favorablement les efforts du gouvernement en faveur de la liberté des médias. À titre d'exemple de ce genre d'efforts, l'IIP a souligné la récente abrogation de plusieurs lois restrictives sur les médias. L'IIP s'inquiète cependant des décrets laissés intacts, aux termes desquels "le Conseil de presse du Nigéria se voit accorder le pouvoir d'enregistrer les publications et les journalistes, d'imposer des amendes en cas d'infraction et de forcer les journalistes à divulguer leurs sources". L'IIP a exprimé également son inquiétude devant les taxes élevées imposées aux médias du Nigéria. À la rencontre, Obasanjo a renouvelé d'une manière générale l'engagement qu'il avait pris d'abolir "toutes les mesures draconiennes et nuisibles" utilisées contre la presse de son pays, a conclu l'IIP.

International

HRW PASSE LA PRESSE EN REVUE EN PRÉVISION DU SOMMET IBÉRO-AMÉRICAIN

Le groupe Human Rights Watch (HRW) vient de faire paraître une revue de la situation de la liberté de la presse en Amérique latine et dans les Caraïbes. HRW y déclare que la région continue d'être "infestée" par les violations des droits de la personne : "massacres, exécutions sommaires, disparitions, torture, brutalités policières, conditions d'emprisonnement inhumaines". HRW publie son analyse à l'occasion du Sommet ibéro-américain, qui aura lieu les 15 et 16 novembre à La Havane, dans l'île de Cuba. Le groupe dénonce le régime de Castro et soutient que les violations des droits de la personne se poursuivent, même dans des pays qui vivent sous un régime de démocratie multipartite stable, et aussi variés que l'Argentine, le Brésil, la Colombie, le Mexique, le Pérou, la République dominicaine et le Venezuela. On trouvera ci-dessous un bref aperçu de la situation dans certains de ces pays, selon l'analyse de HRW.

International

DE LA RÉUNION DU COMMONWEALTH

Etats-Unis

L'AMARC EXIGE UN PROCÈS ÉQUITABLE POUR MUMIA ABU-JAMAL

L'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), solidairement avec d'autres groupes internationaux, exige que la peine de mort prononcée contre le journaliste américain Mumia Abu-Jamal soit suspendue et qu'il ait un procès équitable. Le mouvement international de solidarité avec Abu-Jamal a accentué ses pressions sur le gouvernement et les tribunaux américains depuis l'annonce de la date de son exécution, qui a été fixée au 2 décembre. Abu-Jamal a bénéficié d'un sursis d'exécution en attendant la décision d'un juge fédéral qui révisait son dossier, et qui n est pas encore connue.