14 mars 2000

DÉCLARATION AFRICAINE SUR LA LIBERTÉ D?EXPRESSION


Le “Media Rights Monitor” annonce que ARTICLE 19 et son partenaire nigérien, le
groupe Media Rights Agenda (MRA), en collaboration avec la Commission africaine
des droits de la personne et des peuples (en anglais : African Commission on Human
and Peoples’ Rights [ACHPR]), lancent une campagne “en vue de faire adopter une
Déclaration sur la liberté d’expression en Afrique et de faire nommer un Rapporteur
spécial chargé de surveiller la situation de la liberté d’expression sur le continent”. Le
projet vise à renforcer la protection de la libre expression dans les pays d’Afrique en
leur permettant de s’appuyer sur les protections qu’offre déjà l’article 9 de la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples. Les trois groupes font valoir que le
droit garanti à la liberté d’expression est essentiel en démocratie et que les violations
de ce droit sont souvent l’indice de violations plus étendues des droits fondamentaux.
Ils demandent aussi la nomination d’un Rapporteur spécial sur la liberté d’expression
en Afrique, à l’instar d’autres régions et pays du monde qui se sont déjà dotés d’un tel
Rapporteur spécial. La création de ce poste faciliterait les enquêtes plus approfondies
sur les violations commises en Afrique contre les journalistes, et permettrait de réagir
de façon plus organisée à ces violations.

La campagne sera lancée à l’occasion d’un séminaire de trois jours en Algérie en avril
prochain. Les praticiens des médias et des experts de la liberté d’expression
chercheront à “définir certains principes de base à partir des instruments que donne le
droit international”. Selon le “Media Rights Monitor”, les participants discuteront de la
création du poste de Rapporteur spécial sur la liberté d’expression pour l’Afrique et
tenteront d’“offrir un encadrement sur la façon de renforcer le rapport entre la liberté
d’expression et certains enjeux comme la réglementation de la radiodiffusion, la
législation sur la liberté d’accès à l’information, la couverture des élections par les
médias et l’autoréglementation des médias et des journalistes”.