21 mai 2009

Vol. 09 - 2000 No. 37 (19 septembre 2000)


International

SUR LA DÉMOCRATIE ET LES MÉDIAS

Le Centre de la liberté de la presse à Porto Rico (CFP) lancera le 26 septembre à San Juan de Porto Rico un ouvrage intitulé “Journalism and Democracy: Dialogues on the Role of the Journalist in a Democracy” [Journalisme et Démocratie : Dialogues sur le rôle du journaliste en démocratie]. Cette publication résume les constatations d’un projet intitulé “Démocratie et journalisme”, qui procède à un examen critique du rôle des médias dans la société démocratique. Le projet analyse entre autres le rôle des médias dans la transmission des informations dont les citoyens ont besoin pour faire des choix et se faire des opinions, conclut le projet, qui a bénéficié de la participation d’une centaine environ de journalistes, de professeurs en journalisme, d’organisations communautaires, d’économistes, d’avocats, d’humanistes, de sociologues, d’industriels et de gens d’affaires, d’autres professionnels et membres de la société civile.

International

LA QUESTION DE L?ÉDUCATION SUR LES DROITS DE LA PERSONNE DANS LE MONDE ARABE

Du 13 au 16 octobre, le Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS) accueillera au Caire, en Égypte, la deuxième Conférence Internationale du mouvement des droits de la personne dans le monde arabe. La Conférence est organisée conjointement par le Bureau du Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme et par le Réseau euro-méditerranéen de défense des droits de la personne (EMHRN). La Conférence se penchera sur les thèmes de l’Éducation et de la Diffusion des droits de la personne dans le monde arabe, dont l’importance a été soulignée lors de la première Conférence Internationale du mouvement des droits de la personne dans le monde arabe, qu’a tenue le CIHRS en avril 1999 à Casablanca. On trouvera davantage de renseignements sur cette conférence dans l’édition en langue anglaise (No 9, 1999) de la publication du CIHRS, “Sawasiah”, où sont présentées les questions discutées à Casablanca et l’esquisse d’un programme pour le mouvement de défense des droits de la personne dans la région. La Déclaration de Casablanca énonçait, entre autres objectifs, l’ébauche d’un “code de normes minimales pour le respect des droits de la personne et de la démocratie”, ainsi que “la levée de la loi martiale et des lois d’urgence”, qui servent à museler les ONG et les militants dans la région.

Angola

UN PROJET DE LOI SUR LA PRESSE PRÉVOIT DE LOURDES AMENDES POUR LES MÉDIAS

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapporte qu’aux termes du nouveau projet de loi angolais sur la presse, les journalistes accusés de diffamer le président sont passibles de fortes amendes et de peines d’emprisonnement pouvant aller de deux à huit ans. Selon la nouvelle loi, les journalistes pourraient être accusés s’ils publient, diffusent ou reproduisent “des nouvelles ou des faits de la presse nationale ou étrangère qui s’en prennent à l’honneur et à la réputation du Président de la République”. Selon le CPJ, “si elle est adoptée, cette loi rendra pratiquement impossible, pour les journalistes angolais, de couvrir quelque sujet que ce soit ayant trait à la vie politique du pays, sans risquer l’incarcération”. Le ministre angolais des Communications sociales, qui l’a rendu public en juillet, a affirmé que le projet de loi marquait “un pas décisif dans le processus de consolidation de la démocratie en Angola”. Le CPJ signale que le projet de loi reprend les dispositions d’une loi déjà en vigueur utilisée pour réprimer les journalistes angolais qui critiquent ou qui contestent le président José Eduardo dos Santos.

Cuba

L?ÉTAT CONSERVE SA MAINMISE SUR LES MÉDIAS, SOUTIENT UN RAPPORT DE RSF

Dans un rapport récent sur la situation de la liberté de la presse à Cuba, le groupe Reporters sans frontières (RSF) affirme que “le contrôle exercé sur l’information diffusée auprès de la population ne faiblit pas”. RSF constate que la “relative accalmie dans le harcèlement” des opposants au gouvernement après la visite du pape en janvier 1998 n’aura duré qu’un an. L’organisme rapporte qu’une centaine de journalistes constituent les “cibles privilégiées de la répression”, que les autorités les considèrent comme des “contre-révolutionnaires”, et qu’ils sont constamment menacés d’“inculpations, d’agressions, de la saisie de leur matériel, d’assignations à résidence, de pressions sur leurs familles, leurs amis ou leurs contacts, de tentatives de discrédit ou de division”. Depuis 1997, cinq de ces journalistes ont été condamnés à des peines variant de six mois à six ans de prison, et plus d’une centaine d’entre eux ont été arrêtés et interrogés. À l’heure actuelle, trois journalistes sont incarcérés.

Russie

LES MÉDIAS SONT TOUJOURS CONFRONTÉS AUX MESURES DE CONTRÔLE DE L?ÉTAT

De nouvelles restrictions sont imposées aux médias en rapport avec leurs reportages sur l’évolution de la situation en Tchétchénie, rapporte la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF). Le 11 septembre, les services du district militaire de Vologodskaïa oblast’ ont reçu pour instructions du ministère de la Défense et du ministère de l’Intérieur d’“exercer le contrôle militaire de toutes les publications locales sur les affaires de Tchétchénie”. Entre-temps, les travailleurs de la presse au “Novaïa Jisn” [“Vie Nouvelle”] de Babaevo ont été avertis par le bureau d’enregistrement militaire de la région qu’ils ne devaient plus publier “quoi que ce soit à propos de la Tchétchénie” ni “quelque information que ce soit concernant l’emplacement des troupes fédérales et l’importance de leurs effectifs”.