21 mai 2009

Vol. 10 - 2001 No. 30 (31 juillet 2001)


Swaziland

SOUS LA PRESSION INTERNATIONALE, LE ROI ABOLIT UN DÉCRET

L’Institut des médias d’Afrique australe (MISA) rapporte que le roi Mswati III a abrogé un décret controversé qui constituait une menace pour la presse. L’abolition du décret a fait suite au tollé de protestation des organisations internationales, qui ont réagi au mépris du gouvernement du Swaziland pour les droits de la personne et la suprématie du droit, de déclarer le bureau du MISA au Swaziland. Le gouvernement des États-Unis avait menacé d’exclure le royaume de la liste des pays admissibles à l’aide aux termes de la loi américaine “Africa Growth Opportunity Act” (AGOA), si le décret n’était pas aboli.

International

LA SIP MET EN GARDE CONTRE LA CULTURE D?AUTOCENSURE

La Société interaméricaine de la presse (SIP) met en garde contre une “culture d’autocensure” qui s’installerait dans les Amériques et qui serait suscitée par la violence et une vague de poursuites judiciaires contre les journalistes et les médias d’informations. La mise en garde de la SIP figure dans une revue de la situation de la liberté de la presse dans l’hémisphère occidental au cours des trois derniers mois, et rendue publique le 27 juillet.

République démocratique du Congo

LES ATTAQUES CONTRE LES MÉDIAS SE POURSUIVENT

Les attaques contre les médias se poursuivent en République démocratique du Congo (RDC), pays dont le bilan en matière de liberté de presse est l’un des pires d’Afrique et du monde, selon Journaliste en Danger (JED). L’organisation en a fait la remarque à l’occasion d’un communiqué émis pour marquer la Journée nationale de la presse en RDC, le 22 juillet.

Tanzanie

DES PUBLICATIONS SONT INTERDITES POUR CAUSE DE PORNOGRAPHIE ET DÉSARTICULATION DES CAMPAGNES CONTRE LE VIH/SIDA

ARTICLE 19 prévient que les élections prévues en octobre prochain ne sauraient être qu'une "farce", à moins qu'on ne corrige d'urgence certaines questions, notamment l'absence de liberté des médias.

Géorgie

ASSASSINAT D?UN POPULAIRE JOURNALISTE DE LA TÉLÉVISION

L’Institut international de la presse (IIP), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapportent l’assassinat de Georgy Sanaya, journaliste correspondant de la station de télévision nationale indépendante “Rustavi-2” et l’un des journalistes les plus populaires de la télévision. Tard dans la soirée du 26 juillet, la police et des collègues ont fait la découverte, dans son appartement, du corps sans vie du reporter de 25 ans. Il ne s’était pas présenté au travail, rapporte l’IIP. Selon la police, il aurait été abattu d’une balle à l’arrière de la tête. RSF rappelle que Sanaya présentait les nouvelles à la télévision et animait “Courrier du soir”, une émission quotidienne d’analyses politiques et d’entrevues.

Indonésie

LA NOUVELLE PRÉSIDENTE POURRAIT RÉTABLIR LES CONTRÔLES DE LA PRESSE

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapporte que les journalistes indonésiens s’inquiètent que Megawati Sukarnoputri, qui a accédé à la présidence le 23 juillet, ne restaure le ministère de l’Information. Sous le régime autoritaire de l’ancien président Suharto, le ministère servait à exercer la censure et à contrôler les médias. Des journalistes de tout le pays ont entrepris des protestations le 27 juillet afin d’empêcher toute tentative pour ressusciter le ministère. Les protestations faisaient suite à des reportages des médias locaux et internationaux selon lesquels des membres du parti de Megawati, le Parti démocratique indonésien de la Lutte, favoriseraient la restauration des contrôles bureaucratiques de la presse. Le CPJ constate que l’abolition du ministère de l’Information, ainsi que l’adoption, à l’automne 1999, d’une loi sur la presse écrite d’inspiration libérale, ont entraîné une expansion spectaculaire des médias indonésiens, “des centaines de publications dynamiques paraissent pour analyser les changements politiques et sociaux qui balaient le pays”.

International

DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE DANS LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

Tandis que continuent de s’accroître les tensions entre Israéliens et Palestiniens, l’Institut international de la presse (IIP), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) publient des dossiers où ils documentent les violations de la liberté de la presse commises pendant le conflit.