21 mai 2009

Vol. 10 - 2001 No. 41 (16 octobre 2001)


International

DU PRIX POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE LA PERSONNE PAR LE JOURNALISME

Les journalistes et entreprises de presse d’Afrique du Sud sont invités à proposer des noms en vue de l’attribution du Prix 2001 pour la défense des droits de la personne par le journalisme. Ce prix, qui fait partie de ceux que la Commission sud-africaine des droits de la personne (SAHRC) a créés et regroupés sous l’appellation de “Prix Duma Nokwe pour la défense des droits de la personne”, récompense une personne ou un groupe qui contribue à promouvoir ou à protéger les droits de la personne en Afrique du Sud. Les mises en nomination doivent inclure le curriculum vitæ ou un profil de la personne proposée, la description complète de sa contribution à long terme à la défense des droits de la personne en Afrique du Sud. La date de clôture des mises en nomination a été fixée au 12 novembre 2001.

Bangladesh

DE NOMBREUX JOURNALISTES SONT AGRESSÉS APRÈS LES ÉLECTIONS

Le groupe Media Watch rapporte que les journalistes ont été visés par de nombreuses attaques au Bangladesh la semaine dernière, à la suite d’élections qui ont vu la coalition dirigée par le Parti Nationaliste du Bangladesh (BNP) balayer le pays et être portée au pouvoir. On a recensé jusqu’à huit incidents séparés où des journalistes, seuls ou en groupes, ont été agressés – dont au moins quatre ont été perpétrés par des membres de l’aile étudiante du BNP, le Chattra Dal.

Singapour

LE CLIMAT DE PEUR FORCE LA FERMETURE D?UN GROUPE DE SURVEILLANCE DES MÉDIAS

Faisant valoir un manque de soutien financier attribuable au caractère sensible de ses activités de surveillance des médias, le groupe MediaWatch Community (MWC), de Singapour, qui n’existait que depuis trois mois, a dû fermer ses portes en septembre, rapporte le site web channelnewsasia.com. Selon le “Straits Times”, la nouvelle organisation avait été fondée en mars par un groupe d’anciens journalistes et d’intellectuels afin de promouvoir de meilleures normes pour les médias, d’améliorer les connaissances médiatiques et d’“encourager la représentation équitable de points de vue différents” dans la presse.

Pérou

UN JOURNALISTE EST LIBÉRÉ APRÈS HUIT ANS ET DEMI DE PRISON

Le journaliste et enseignant Antero Gargurevich Oliva a été libéré le 5 octobre après avoir purgé huit ans et demi de prison, rapporte le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC). Oliva avait été condamné à douze ans de réclusion pour ses liens présumés avec les guérilleros du Sentier Lumineux (Sendero Luminoso). Selon le WiPC, les seuls éléments de preuve produits en cour pour démontrer les liens d’Oliva avec la guérilla, ont été une liasse de documents du Sentier Lumineux et de la documentation marxiste, que lui avaient remises plusieurs de ses étudiants. Oliva faisait des recherches sur la violence au Pérou. Selon l’Association nationale des journalistes (ANP) du Pérou, un collègue d’Oliva à l’Université Technique de Callao l’aurait désigné après avoir été torturé par la police.

International

BEIJING BROUILLE LES ONDES DU SERVICE DE RADIO DU TIBET

Le Forum norvégien pour la liberté d’expression (NFFE) rapporte que la “Voix du Tibet” (VDT), une station de radio indépendante dont la programmation quotidienne offre à ses auditeurs au Tibet, à partir d’Oslo, en Norvège, “un lien vital avec le monde libre”, est de nouveau la cible des autorités chinoises. Depuis la fin de 1999, dit la Fondation de la Voix du Tibet, les responsables du Parti communiste chinois ont intensifié leurs efforts pour brouiller le signal sur ondes courtes. De hauts fonctionnaires auraient affirmé que la VDT “devait être réduite au silence une fois pour toutes”.

Azerbaïdjan

LE GOUVERNEMENT ACCENTUE LA RÉPRESSION DES MÉDIAS INDÉPENDANTS

Le Syndicat des journalistes (JuHI) d’Azerbaïdjan rapporte que les autorités gouvernementales ont eu recours à Bakou à la “force violente” pour disperser une manifestation de quarante journalistes qui protestaient contre la détention prolongée de leurs collègues et la piètre situation de la liberté d’expression. La manifestation, qui s’est déroulée le 10 octobre dernier, coïncidait avec l’appel lancé par le Conseil des éditeurs d’Azerbaïdjan au président Heidar Aliev en faveur de la libération des journalistes incarcérés.

Jordanie

MODIFICATIONS AU CODE PÉNAL CONSTITUENT UNE MENACE POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Dans le sillage des attentats terroristes du 11 septembre aux États Unis, le gouvernement jordanien a approuvé la semaine dernière des modifications au code pénal afin de lutter contre le terrorisme, faisant valoir qu’elles visaient à empêcher quelques uns des quatorze hebdomadaires du pays de publier contre le gouvernement “des mensonges et des reportages sensationnels”, selon ce que rapporte le “Jordan Times”. Toutefois, d’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), l’Association mondiale des journaux (AMJ) et Reporters sans frontières (RSF), ces importantes modifications visent sans discernement toutes les publications et “menacent sérieusement la liberté de la presse”.

International

LLEGER LES PRESSIONS SUR LES REPORTERS QUI ASSURENT LA COUVERTURE DE LA GUERRE

“Les journalistes sont rudoyés et harcelés par toutes les parties en présence dans un conflit qui exige des médias professionnalisme et indépendance, et non propagande et censure”, déclarait la semaine dernière la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à la suite des nombreuses arrestations et détentions de journalistes rapportées en Afghanistan et au Pakistan. Appelant les gouvernements à alléger les pressions sur les journalistes qui tentent de couvrir les conflits dans ces pays, la FIJ, Reporters sans frontières (RSF), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’Association mondiale des journaux (AMJ) ont attiré l’attention sur les cas de six journalistes actuellement détenus.