4 juin 2002

QUI GUETTE LES JOURNALISTES, CONCLUT UNE ÉTUDE DU CPJ


“L’impunité constitue la principale menace à la survie physique de la presse dans le monde”, affirme le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), dont une nouvelle étude rendue publique indique que 389 journalistes ont été assassinés dans l’exercice de leur profession entre 1992 et 2001.

Dans 95 pour 100 des cas, les auteurs de ces assassinats n’ont pas été poursuivis. “Les journalistes qui couvrent la scène criminelle, les affaires de corruption et les violations des droits de la personne sont extrêmement vulnérables, surtout dans les pays où sévissent des conflits à grande échelle et où l’impunité demeure la règle”, de conclure l’étude du CPJ.

La grande majorité de ces 389 journalistes assassinés ne sont pas morts dans des tirs croisés entre forces adverses, malgré que les situations de conflit soient souvent la cause de la violence contre la presse, fait remarquer le CPJ. Deux cents quatre-vingt-dix-huit journalistes, soit 77 pour 100, ont été assassinés à cause de leurs reportages. Ce sont les photojournalistes et les reporters de la radio qui courent le plus de risques.

En effet, 50 cameramen et 49 journalistes de la radio ont perdu la vie entre 1992 et 2001. Le CPJ ne recense que les journalistes qui ont perdu la vie en raison de leur travail ou dans des échanges de tirs sur la scène d’un conflit. Les journalistes morts dans des accidents ne sont pas recensés, à moins que les accidents soient le résultat de la guerre.

Au cours des dix dernières années, l’année 1994 s’est révélée la plus meurtrière pour les journalistes. Soixante six d’entre eux ont perdu la vie, la plupart au Rwanda, en Algérie et en Bosnie, selon les chiffres du CPJ.

Le texte complet de l’étude est affiché à www.cpj.org.">http://www.cpj.org/killed/Ten_Year_Killed/Intro.html">www.cpj.org.