29 novembre 2004

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Le journaliste Hafnaoui Ghoul, détenu depuis six mois pour "diffamation", mis en liberté provisoire


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Hafnaoui Ghoul

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(RSF/IFEX) - Détenu depuis six mois pour "diffamation", Hafnaoui Ghoul, correspondant du quotidien "El-Youm" à Djelfa (270 km au sud d'Alger) et responsable du bureau régional de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), a bénéficié, le 25 novembre 2004, d'une mise en liberté provisoire.

"Nous nous félicitons de cette libération inattendue, a déclaré RSF. Hafnaoui Ghoul a pu retrouver sa famille après avoir été injustement incarcéré pendant six longs et pénibles mois. Cette bonne nouvelle doit maintenant être confirmée par l'abandon de toutes les poursuites judiciaires engagées contre le journaliste afin de mettre un point final à la cabale judiciaire dont il a été victime".

"Nous espérons que la libération d'Hafnaoui Ghoul est un signe d'apaisement général des relations extrêmement houleuses entre le pouvoir et la presse privée, a ajouté RSF. Les journalistes algériens poursuivis pour diffamation ne devraient plus avoir à craindre des peines de prison, cette épée de Damoclès contraire aux standards internationaux sur la liberté de la presse. Nous demandons aux autorités algériennes de faire preuve de la même attitude d'ouverture envers le directeur du journal "Le Matin", Mohammed Benchicou, condamné à deux ans de prison".

Joint au téléphone par RSF, Ghoul a déclaré : "Je suis très content de cet aboutissement mais cela ne signifie pas l'arrêt du combat pour la liberté de la presse et les droits de l'homme". Le journaliste a qualifié cette libération de "surprise". Celle-ci est intervenue après une visite du président algérien Abdelaziz Bouteflika dans la ville de Djelfa, à l'occasion de la campagne de destruction des derniers stocks de mines antipersonnel du pays.

Le 24 novembre, Ghoul avait été transféré de la prison de Ouargla à celle de Djelfa, puis libéré le lendemain sans aucune explication. Deux jours auparavant, encouragé par les autorités pénitentiaires, Ghoul avait fait une demande de mise en liberté provisoire. Celle-ci a été accordée dans les 48 heures qui ont suivi. Le journaliste doit maintenant attendre que la Cour suprême examine les recours en appel introduits par ses avocats.



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