22 septembre 2010

Un silence oppressant entoure les journalistes emprisonnés


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Le journaliste érythréen Eyob Kessete a été arrêté cet été tandis qu’il tentait de fuir le pays et de franchir la frontière pour passer en Éthiopie. Sa détention, à la veille du neuvième anniversaire d’une brutale purge politique des voix dissidentes à Asmara en septembre 2001, s’inscrit dans un patron de terreur continue, selon ce que rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Les autorités refusent de dire où est détenu Kessete. Celui-ci a d’abord tenté de s’échapper en 2007 et a été interné dans plusieurs prisons jusqu’à sa libération. Il a travaillé pour le service en langue amharique de la radio Dimtsi Hafash, qui appartient à l’État.

Les rafles de 2001, la fermeture de tous les médias privés et l’arrestation des éditeurs du principal journal ont inauguré une période de répression par des dirigeants intolérants qui bâillonnent toutes les formes de libre expression. Il n’y a pas à l’heure actuelle de médias indépendants, les reporters étrangers ne sont pas les bienvenus et les journalistes qui travaillent pour les médias d’État sont contraints de faire les perroquets pour le compte du gouvernement.

On ne sait toujours rien sur le sort de 20 autres journalistes emprisonnés depuis 2001. Un « silence officiel oppressant » entoure l’arrestation, en mars 2010, du journaliste Said Abdulhai et la détention en 2001 du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaac.

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