7 janvier 2005

L'INSI recense un nombre record d'employés des médias tués en 2004


4 janvier 2005

Selon l'International News Safety Institute (INSI), la guerre en Irak a entraîné le nombre le plus élevé de morts à l'échelle mondiale dans le personnel des médias depuis au moins dix ans. En 2004, 117 journalistes et employés de soutien ont perdu la vie, dont 42 en Irak. Ce nombre est le plus élevé depuis 1994, alors que 157 journalistes et employés des médias avaient été tués dans le monde.

Après l'Irak, les endroits les plus meurtriers pour les journalistes ont été les Philippines, avec 12 morts, l'Inde (8), le Mexique, le Brésil et le Bangladesh (5), le Népal et la Russie (4), la Colombie et le Sri Lanka (3) et le Nicaragua, le Pérou, la Palestine et la Roumanie (2). Soixante-dix pour cent des 75 journalistes tués ailleurs qu'en Irak sont morts à cause de leur travail.

Le nombre avancé par l'INSI inclut tous les employés et pigistes - presse écrite, photojournalistes et vidéojournalistes, chauffeurs, accompagnateurs et interprètes - qui sont morts dans des activités de collecte des informations ou quand leurs entreprises de presse ont été visées en raison de leur travail. Toutes les causes de décès reliées au travail sont incluses, que ceux-ci soient délibérés ou accidentels.

Pour plus de précisions sur les 117 cas, consulter : http://www.newssafety.com/casualties/2004.htm


 
Plus d'informations : International
  • Les journalistes, bêtes noires de la mafia

    Les puissances mafieuses ne connaissent pas de frontières et se moquent des limites imposées par l’Etat de droit dans les démocraties. Face à elles, avec leurs maigres moyens et leur extrême vulnérabilité, les journalistes n’ont pas l’embarras du choix. Se taire ou risquer leur vie, voilà souvent leur seule alternative.

  • Harcèlement en ligne des journalistes : quand les trolls lancent l'assaut

    Dans son nouveau rapport RSF révèle l'ampleur d'une nouvelle menace qui pèse sur les journalistes : le harcèlement via les réseaux sociaux.

  • Les données du classement de la liberté de la presse 2018