20 décembre 2007

LA SOCIÉTÉ CIVILE ARABE S'ATTAQUE À LA CORRUPTION


Bien qu'elle soit relativement nouvelle et constamment la cible de campagnes de salissage, la société civile au Moyen-Orient et en Afrique du Nord fait beaucoup de progrès dans la lutte contre la corruption, apprend-on dans un nouveau livre publié par l'Institut des Archives arabes (Arab Archives Institute, AAI) et le Forum de Jordanie sur la Transparence (Jordanian Transparency Forum, JTF).

« Contre la Corruption - Le rôle de la société civile arabe dans la lutte contre la corruption » (Against Corruption - The role of Arab Civil Society in Fighting Corruption), analyse comment des organisations de la société civile qui s'intéressent en particulier à la Jordanie, à Bahreïn et au Maroc, ont mis la guerre à la corruption à l'ordre du jour sur le plan local et à l'échelle mondiale. Aujourd'hui, même les nouveaux dirigeants de la région prennent l'engagement de mener cette lutte, dit l'AAI.

Mais peu d'entre eux appuient leurs propos par des actes. En 2006, les militants de Tunisie, de Syrie, d'Arabie saoudite, de Qatar ou des Émirats arabes unis n'avaient pas le droit de créer des sociétés anti-corruption. Et, à l'exception du Liban, tous les pays arabes décident qui peut mettre sur pied une association et qui a le droit d'y adhérer. « Sans remords, les autorités des États du Golfe interdisent systématiquement certaines activités, harcèlent des militants et bloquent leurs sites web à leur fantaisie », dit l'AAI.

Pour faire une véritable percée dans la guerre à la corruption, « les gouvernements des pays arabes sont invités fortement à accorder plus d'importance au rôle de la société civile et à encourager les militants à participer au processus », ajoute l'AAI.

L'ouvrage a été publié avec l'appui du Ministère fédéral allemand de la Coopération et du Développement économique (BMZ) et de la Coopération Technique d'Allemagne (GTZ).

Pour plus de renseignements sur le livre ou pour en commander un exemplaire, aller à : http://tinyurl.com/236jvgou, par courriel : aainstitute(@)gmail(.)com

(18 décembre 2007)



 
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