25 novembre 2011

Campagnes et action revendicatrice

La FIJ dénonce l'extrême violence perpétrée à l'encontre des femmes journalistes à travers le monde


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(IFJ/IFEX) - Dans une lettre adressée au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon à l'occasion de la journée mondiale pour l'élimination de la violence envers les femmes, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) dénonce l'extrême violence à laquelle sont confrontées les femmes journalistes dans le cadre de leur travail.

Agressions, menaces, pressions politiques, violence, viol, abus. . . Telles sont les difficultés auxquelles doivent répondre les femmes journalistes à cause de leur sexe ou simplement parce qu'elles essaient de faire leur travail. La situation est rendue encore plus difficile par la prévalence d'une culture de l'impunité qui protège et encourage les auteurs de ces crimes.

"Le plus grave est que la majorité des crimes ne sont pas résolus et que les meurtriers ne sont pas jugés," protestent Beth Costa, Secrétaire générale de la FIJ, et Mindy Ran, Présidente du Conseil du genre de la FIJ. "Le climat d'impunité entourant les crimes perpétrés à l'encontre des femmes journalistes constitue une véritable menace à l'encontre de la liberté d'expression. En outre, les autorités publiques ont tendance à nier le fait que ces femmes ont été tuées en raison de leur profession de journaliste. Elles ont tendance à indiquer que les meurtres font suite à des vols ou à des "questions personnelles."

Selon les Nations Unies, 70% des femmes sont victimes de violence dans leur vie. Entre 40 et 50% des femmes vivant dans l'Union européenne ont connu des avances sexuelles non sollicités, des contacts physiques ou d'autres formes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. En République Démocratique du Congo, plus de 8000 cas de violence sexuel par an ont été recensés en 2009 et 2010.

La FIJ indique que dans certaines régions, les reportages consacrés aux agressions à caractère sexuel perpétrées à l'encontre des femmes sont tabous, victimisant ainsi la personne qui survit à ces atteintes et la rendant responsable de ces actes. Cette attitude encourage le recours à de telles agressions pour réduire au silence ou censurer.

Parmi les pays qui ont échoué dans la protection adéquate des femmes journalistes, la FIJ pointe le Mexique, les Philippines, la Somalie, la Russie, le Népal et l'Israël.

Cliquer ici pour lire la lettre à Ban Ki-Moon (anglais) :
IFJ_letter_to_Ban_Ki_Moon.pdf (285 KB)


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