23 novembre 1999

LE ?CENSORSHIP OF PUBLICATIONS BOARD? PERDURE


Dans le dernier numéro de “Index on Censorship” (vol. 5, 1999) a paru un article de Michael Foley intitulé “In Dublin’s Fair City” [Dans la belle ville de Dublin], où il rapporte que l’Irlande continue de se servir de son “Censorship of Publications Board” (CPB). Il s’agit d’une commission de censure des publications, dont la création remonte à 1929, sur la recommandation du “Comité sur la littérature délétère”. Le CPB, “à l’abri de toute supervision publique”, dit Foley, “impose des interdits depuis des années, sans faire de bruit”. Les publications interdites par le CPB comprennent des œuvres de James Joyce, Samuel Becket, Walter Macken, Sean O’Faolain, Edna O’Brien, Kate O’Brien et John McGahern.

Encore récemment, le CPB a interdit une revue, “In Dublin”, parce qu’elle “est fréquemment ou occasionnellement indécente ou obscène”, dit Foley. Lorsque l’éditeur de “In Dublin”, Mike Hogan, a demandé la révision judiciaire de l’interdiction, la Haute cour a révélé que la revue n’était pas interdite à cause de ses articles ou de ses photos, mais bien à cause de certaines annonces publicitaires de “salons de massage, de centres de culture physique, de services de conversation érotique au téléphone et de services de call-girls”. La Haute cour a jugé que l’interdit serait levé à la condition que la revue cesse de publier ces annonces publicitaires. Selon Foley, l’arrêt entre directement en conflit avec la façon dont la plupart des régimes démocratiques traitent de ce genre de situation.

Depuis la décision du tribunal, le gouvernement irlandais a institué une enquête sur la censure et la pornographie dans les revues, au cinéma et sur internet. Il n’a cependant pas dévoilé de plan en vue d’abroger les lois de censure et le CPB.




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