17 novembre 2006

DES LOIS RÉPRESSIVES FONT TAIRE LES VOIX CRITIQUES


Les procureurs civils et militaires ont recours à des lois périmées pour porter des accusations contre des voix critiques éminentes des autorités, dit Human Rights Watch. En 2006, l'organisation a documenté six cas d'accusations injustifiées qui menacent la liberté d'expression.

Lors du dernier incident, des procureurs civils et militaires ont ouvert des enquêtes contre Adnan Abou Odeh, un ancien dirigeant de la Cour, qui aurait insulté le Roi et attisé les dissensions sectaires et la sédition dans une entrevue diffusée le 28 octobre 2006 sur la chaîne de télévision par satellite Al-Jazirah. Entre autres remarques qui auraient mené à l'inculpation d'Abou Odeh, il y aurait eu ses critiques de la sous-représentation au parlement des Jordaniens d'origine palestinienne. Il aurait aussi remis en question la façon dont le roi Abdullah défend la cause palestinienne. Les procureurs ont laissé tomber les charges le 5 novembre.

« La tactique qui semble consister à porter des accusations pour ensuite les retirer exerce un effet peu rassurant auprès des critiques du régime », dit Human Rights Watch. L'organisation appelle le gouvernement jordanien à se montrer à la hauteur de l'engagement qu'il a soutenu de réformer les lois utilisées pour faire taire l'opposition.

Consulter les sites suivants :
- Human Rights Watch : http://hrw.org/english/docs/2006/11/07/jordan14529.htm- Rapport de 2005 de l'Institut des Archives arabes sur les médias en Jordanie : http://www.ifex.org/en/content/view/full/73058/- Rapport de Freedom House sur « La liberté de la presse » en 2006 : http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=251&country=6989&year=2006- Transcription de l'entrevue d'Abou Odeh à Al Jazirah (en arabe) : http://www.aljazeera.net/NR/exeres/22C865D9-E314-468C-A09F-03052C05CAB0.htm

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