4 septembre 2001

ON RÉCLAME UNE ENQUÊTE DES MÉDIAS APRÈS DES PRESSIONS DU GOUVERNEMENT AUPRÈS DES


Dans un geste qui indique l’aggravation d’une certaine tendance, le Conseil des médias de Papouasie Nouvelle Guinée a été prié d’ouvrir une enquête sur une série d’incidents récents au cours desquels des journalistes ont subi des pressions du gouvernement pour qu’ils évitent d’aborder certains sujets politiques délicats. Dernièrement, l’ancien rédacteur en chef Franzalbert Joku a tiré la sonnette d’alarme après que la National Broadcasting Corporation (NBC) eut suspendu le directeur de l’information Joe Ealadona pour des motifs politiques, d’après l’Association des médias des Îles du Pacifique (PINA).

Dans une lettre adressée à Ealadona, le directeur général de la NBC, Kristoffa Ninkama, accuse celui-ci de “menacer la sécurité nationale” en répandant des nouvelles à propos des protestations des soldats contre l’intention du gouvernement de réduire les effectifs des forces armées. Selon la PINA, Ninkama critique Ealadona aussi pour avoir diffusé des émissions sur les protestations étudiantes de l’Université de Papouasie Nouvelle Guinée, et pour avoir retransmis en direct l’ouverture du nouveau bureau du parti travailliste. Dans une entrevue accordée à PINA Nius Online, Ealadona dit que la suspension est “politique et n’[a] rien à voir avec sa carrière professionnelle de journaliste”.

La rédactrice en chef et éditrice de “Word Publishing”, Anna Solomon, fait face elle aussi à une surveillance extrêmement serrée des fonctionnaires du gouvernement. Selon Joku, certains hauts fonctionnaires ont exercé des pressions auprès de la Conférence des évêques catholiques pour qu’elle congédie l’éditeur d’un journal qui avait publié des reportages révélant le traitement désinvolte réservé aux réfugiés d’Irian Jaya. Pour plus de précisions, consulter www.pinanius.org.">http://www.pinanius.org">www.pinanius.org.



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