2 février 1999

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION TOUJOURS AU RALENTI


Selon la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF), la liberté d'expression se porte mal au Turkménistan, où aucun journal indépendant n'existe. Dans une lettre adressée le 25 janvier au Président S. Niyazov, la GDF déclare que "depuis octobre 1996, les abonnements aux revues et aux journaux étrangers, russes y compris, sont absolument interdits aux particuliers et aux organisations non gouvernementales". En plus de l'arrestation d'un certain nombre de journalistes, dit la GDF, "les faits sont la preuve du refus des autorités turkmènes d'adhérer aux principes de la liberté de la presse et de la liberté d'expression".

Encore récemment, le 21 janvier, des officiers du Comité de la Sécurité nationale (le KNS, héritier du KGB), ont détenu Viatcheslav Mamedov, dirigeant de la communauté russe de la ville de Turkmenbashi. On l'accuse d'avoir tenu des propos diffamatoires lors d'une entrevue à la station de radio russe "Maïak". Mamedov avait été détenu en décembre 1998, après quoi le ministère des Affaires étrangères avait affirmé que le gouvernement du Turkménistan "se réserve le droit de prendre des mesures politiques et judiciaires contre les participants à l'entrevue".

Les autorités turkmènes ont déjà pris des mesures contre la liberté d'expression : elles ont forcé la directrice de la télévision nationale, Nina Chmeleva, à abandonner son poste en décembre dernier après qu'elle eut rencontré une délégation des députés de la Douma russe. Le 20 avril 1998, le journaliste indépendant Vitaly Ponomarev, de Moscou, était détenu à l'aéroport d'Ashkabad. Le 30 octobre 1997, Yenshan Annakurbanov, écrivain, journaliste et employé à temps partiel de la section turkmène de "Radio Liberty", était détenu par des agents des services de sécurité à l'aéroport d'Ashkabad avant son départ pour Prague.




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