30 novembre 1999

LES MENACES À LA LIBERTÉ DES MÉDIAS SE POURSUIVENT


Selon une délégation internationale de passage en Zambie du 23 au 25 novembre, le procès des
journalistes du “Post” en cours actuellement ne constitue que l’une des nombreuses violations de
la liberté de presse à se produire dans le pays. Il y a toujours un certain nombre de questions
“auxquelles il faut s’attaquer de toute urgence si on veut vraiment faire respecter la liberté
d’expression et la liberté de presse en Zambie”, a déclaré la délégation de l’Institut international
de la presse (IIP), qui était composée de Wangethi Mwangi, chef de la rédaction du journal “The
Nation” du Kenya, et de Peter Goff, conseiller de l’IIP. La délégation a eu des entretiens avec
plusieurs entreprises des médias, privés et d’État, avec des dirigeants d’entreprises de presse et
plusieurs représentants du gouvernement, notamment avec le ministre des Affaires étrangères et le
ministre de l’Information et des Services de radiodiffusion, Newstead Zimba. Lors de la visite de
la délégation, le 25 novembre, s’ouvrait le procès des douze journalistes du “Post” accusés
d’espionnage. Ce procès, de même qu’une agression contre un journaliste du “Monitor” survenue
pendant la visite de la délégation, illustrent “la gravité de la situation” en Zambie.

L’IIP affirme qu’“à de nombreux égards, la législation zambienne relative aux médias empêche la
libre expression”. La délégation a salué l’engagement pris par le ministre Zimba d’abroger les lois
désuètes sur les médias; elle a affirmé toutefois qu’il fallait à la Zambie une réforme
constitutionnelle pour “protéger convenablement la liberté d’expression et plus particulièrement la
liberté de presse”. Le gouvernement zambien a accepté l’offre de l’IIP “de négocier avec toutes
les entreprises de presse présentes en Zambie pour voir s’il est possible de trouver un consensus
sur la façon de maximiser l’efficacité de mécanismes d’autoréglementation”.



Zambie
 
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